Léa : 2024 – 2030 (suite)
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Léa rentre en France et retrouve son grand-père en Lozère. Nous sommes au début des années 2030. La situation dans le pays est à demi-chaotique, comme partout en Europe.
Ces citées tentaculaires sont reliées entre elles par les grands axes de communication (autoroutes et voies de TGV), où circulent les convois de marchandises sous la garde de l'armée.
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L'ensemble de ces mégapoles urbaines est sous l'autorité du gouvernement et des militaires, qui contrôlent également les secteurs indispensables à la survie de leur population :
C'est là que vit la population « civilisée », disposant des moyens modernes d'existence.
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Le krach pétrolier et la crise économique ont donné lieu à des phénomènes de migration internationaux. Les zones libres se sont développées dans un mouvement affinitaire : des « incivilisés » de toute origine et de toute culture se sont regroupés au sein de ces communautés.
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Deux mondes différents vivent à la même époque, séparés par une frontière technologique et philosophique, de plus en plus marquée.
Deux manières de vivre radicalement différentes et de plus en plus opposées. Un partage du territoire qui ne restera pas éternel...
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La France des campagnes parle la langue de Molière avec des accents du monde entier. Une langue enrichie de toutes les cultures, qui fleurit joyeusement sur les lèvres.
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C'est la langue des « incivilisés », un patois sans frontière, riche en vocabulaire, qui unit fraternellement tous ceux qui le parlent.
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La forêt d’Yffendic.
Léa poursuit sa route. Les communautés agricoles ont poussé dans les campagnes comme des fleurs sauvages. Des communautés pratiquant une agriculture traditionnelle cohabitent avec des "tribus" éco-anarchistes, au mode de vie semi-nomade.
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Léa décide de poser son sac pour quelque temps en Bretagne, dans une de ces com-munautés, où elle a eu la joie de retrouver certains de ses meilleurs amis, des « verts et noirs » purs et durs.
La communauté est installée en lisière de forêt, sur un vaste territoire dont elle n'utilise qu'une infime partie. Ses ressources principales sont l'agriculture et l'élevage, pratiqués selon les principes de la permaculture, du pastoralisme ou des « cultures associées ».
L’arrivée de Léa, et le récit de son expérience de vie sauvage dans la forêt amazonienne, suscitent l'enthousiasme et encouragent la communauté à développer les activités de chasse et de cueillette.
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Dans les années qui suivent, la communauté s’implante plus profondément dans la forêt.
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Complété par la pêche en rivière (truites, brochets, écrevisses...) et les ressources de la permaculture, cela permet de se nourrir quotidiennement de façon variée et raffinée.
La chasse et la cueillette n'en demandent pas moins un apprentissage de longue haleine... Les premiers temps sont difficiles. Les chasseurs rentrent souvent bredouilles et les cueilleurs manquent régulièrement de s'empoisonner...
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Léa et ses compagnons ne mangent pas à leur faim tous les jours. La forêt est un lieu à la « personnalité » particulière. Elle a ses mystères et son caractère. Elle ne livre ses secrets qu'à ceux qu'elle choisit d'accepter parmi elle.
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La persévérance des chasseurs-cueilleurs finit par être récompensée. Au fil des mois et des saisons, la forêt leur ouvre ses sentiers et leur dévoile ses richesses.
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Léa et les siens ont conquis le « coeur » de la forêt. Ils ont le sentiment d'appartenir désormais à ce lieu, à l'égal de tous les êtres qui y vivent.
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Les éco-anarchistes apportent leur touche personnelle à cette expérience de la vie sauvage.
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Il s'agit d'inventer une nouvelle façon de vivre libre, qui utilise aussi bien des savoirs-faire ancestraux que certaines des connaissances technologiques acquises au cours de notre histoire plus récente.
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C'est ce chemin qu'ont pris les éco-anarchistes, en adoptant un mode de vie qui repose sur ces principes fondamentaux : partage du savoir, société à taille humaine, technologie douce, respect de la vie.
De lourdes menaces pèsent cependant sur l’avenir du Peuple Sauvage...
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